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- Qu'est-ce qu'une mosaïque ?
C'est une décoration composée de petites pierres ou de petits cubes de couleur (appelés tesselles), juxtaposés et tenus par un ciment ou un mastic.

- Quels matériaux utilise-t-on pour réaliser une mosaïque?
Les tesselles (cubes ou parallélépipèdes) peuvent être en pierre, marbre, calcaire, silex, cailloux, brique, pâte de verre, émaux, or... elles sont plus ou moins grandes selon les exigences du dessin.
Les tesselles peuvent être appelées "smalts" : dénomination pour les émaux en Italie, les smalts peuvent être colorés dans la masse, dorés, argentés...

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Tesselles (musée de ST Germain en Laye). Cliquer pour agrandir

La fabrication des smalts pour fond d'or ou d'argent : les mosaïques les plus prestigieuses sont sur fond d'or. L'or n'est pas dans la masse, il est placé en feuille très mince sur le smalt et recouvert d'une pellicule de verre blanc. On prend un disque de verre incolore très mince et légèrement bombé, dans le creux on applique une feuille d'or et on fait chauffer. On coule ensuite sur l'or la matière des smalts en fusion (émail), on aplatit, on remet au four et après la recuisson on laisse refroidir.
Les smalts de couleur opaque sont, eux, colorés dans la masse de la pâte, par l'addition d'oxyde : manganèse pour le violet, cobalt pour le bleu, cuivre pour le vert et le rouge...

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Smalts "fond d'or" et colorés
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Oxydes pour le verre (Murano)

- Sur quels supports réalise-t-on les mosaïques?
Les supports les plus utilisés sont les sols, les murs et les plafonds mais on peut en trouver aussi sur des meubles, des bijoux, on dit même que Hiéron II, tyran de Syracuse, en fit composer une sur le pont d'un navire, César en décorait le sol de sa tente. 
- Comment réalise-t-on une mosaïque? 
La technique directe : c'est la plus utilisée, on pose les tesselles une à une en les orientant et en les inclinant différemment sur un mortier frais.
Travail du maître mosaïste : la surface à décorer est enduite d’une ou deux couches de ciment sur laquelle on trace les grandes lignes de la composition. On applique ensuite une nouvelle couche de mortier fin sur une surface correspondant au travail que l’on peut effectuer en une seule journée (quand le mortier est pris, on ne peut plus travailler). Sur cette surface restreinte on peint l’image dans tous ses détails et avec les couleurs voulues, tesselle par tesselle. Ensuite on choisit la tesselle en fonction de la couleur du dessin et on la retaille éventuellement pour la placer sur le canevas peint. En général, les tesselles sont posées à plat (chez les Romains), mais, dans certains cas elles sont inclinées pour être mieux vues du spectateur et intensifier les reflets de la lumière (chez les Byzantins).


Manuel Hachette 5ème

La pose indirecte (ou en atelier) : elle consiste à maintenir les tesselles sur un carton (support provisoire) avec une colle soluble à l'eau en sachant que la surface collée sera l'endroit après la pose sur le mortier. Ensuite, on retourne l'ensemble et on applique les tesselles dans le mortier ou dans le mastic (le support définitif). Il ne reste plus qu'à éliminer le papier avec une éponge humide. Cette façon de procéder à un gros inconvénient, l'exécutant ne voit pas l'effet réel et il ne peut pas personnaliser son dessin.
- Comment a évolué l'art de la mosaïque?
La mosaïque est un art très ancien, les mosaïques les plus anciennes ont été découvertes en Mésopotamie, elles datent de 3000 av JC. L'Égypte et la Crète auraient aussi connu cet art.
On peut diviser l'art de la mosaïque en deux grandes parties : la mosaïque de pavement et la mosaïque murale. 
LA MOSAÏQUE DE PAVEMENT (sur les sols)
Elle peut être divisée en trois grandes périodes. 
. du VIIIe au IIIe siècle avant JC : la mosaïque de galets est née en Asie Mineure (Gordion), il s'agit de dessins géométriques avec des galets de couleur blanche et noire, puis rouge. Cette technique s'est ensuite répandue en Grèce et en Sicile à partir du VIème siècle av JC, avec des motifs géométriques ou figuratifs, généralement à deux tons, dessin clair sur fond sombre. Ces mosaïques ressemblent par le style aux peintures des vases à figures rouges. 
. du IIIe au Ier siècle av JC : la mosaïque de tesselles révolutionne l'art de la mosaïque, on peut ainsi réaliser un travail plus soigné et utiliser une gamme de couleurs beaucoup plus grande comme en peinture. En effet, les tesselles taillées avec soin et jointes étroitement les unes aux autres permettent de réduire au minimum les interstices et les pâtes de verre opaques ou translucides donnent des nuances de couleur infinies. Les Romains aiment les mosaïques et deviennent des experts de cet art, ils donnent des dénominations différentes aux mosaïques selon leur agencement.
Quelques exemples de techniques :
l’opus tessellatum , à cubes réguliers de 1 à 2 centimètres carrés, technique utilisée pour la mosaïque courante. 
l’opus vermiculatum , à cubes de dimensions parfois minuscules (1 mm2) et organisés en lignes sinueuses, technique  utilisée pour les scènes figurées. 
l'opus sectile, utilisation de grandes tesselles
Les tableaux particulièrement soignés sont exécutés à l’atelier dans un châssis de bois à charnières pour être insérés au centre d'une surface en opus tessellatum; on les désigne du terme grec emblema.
. du Ier siècle av JC jusqu'au VIIème siècle ap JC : c'est la période  de la pleine expansion de cet art qui se caractérise alors par unequasi-industrialisation (organisation rationnelle des équipes et des méthodes de travail), la mosaïque s'implante alors dans toutes les provinces de l’Empire romain (exemple : la villa romaine du Casale en Sicile). Des écoles locales (Afrique du Nord, Gaule, Germanie,Angleterre...) modifient les modèles reçus de Rome, les enrichissent de couleurs et d’ornements nouveaux.
LA MOSAÏQUE MURALE (sur les murs ou les voûtes)
L’histoire de la mosaïque murale est différente de la mosaïque de pavement, elle est née beaucoup plus tard, au Ier siècle avant JC, sans doute à Rome. De là, elle se répand dans l’Empire au IIème et au IIIème siècle. Elle est d'abord utilisée sur des surfaces réduites comme les fontaines (nymphées) car elle résiste mieux à l'eau que les peintures, puis elle couvre des voûtes d’une certaine importance, on les trouve dans les belles demeures des cités, les grandes villas rurales, et les thermes. Cependant, ce n’est que dans des monuments du IVe siècle que des mosaïques de revêtement d’une étendue plus considérable sont conservées (église Sainte Constance à Rome). Avec l'avènement officiel du christianisme au IVème siècle, contrairement à la mosaïque de pavement restée surtout décorative, elle se met au service de la foi chrétienne aussi bien en orient qu'en occident.
Les mosaïques de Ravenne marquent un tournant dans l'histoire de la mosaïque. La mise au point par les verriers vénitiens de pâte de verre coloré a complètement transformé la technique de la mosaïque. L'allègement du matériau (les smalts) permet des réalisations sur le plan vertical ou sur la voûte et les possibilités chromatiques du verre mettent à disposition tous les coloris. Désormais la mosaïque est un art indépendant (ce n'est plus seulement l'imitation de la peinture) toutes les possibilités sont explorées : inclinaison des tesselles afin d'y faire jouer la lumière, intégration de matériaux précieux comme l'or, adaptation à l'architecture intérieure des lieux de culte, dont elle devient l'élément primordial de décoration. 
Après la crise iconoclaste, à partir du IXe siècle, la mosaïque redevient la marque de l'empire et de la religion byzantine, elle s'intègre totalement à l’édifice du culte byzantin par excellence : l’église à coupole sur plan cruciforme, avec au centre de la coupole, le Christ pantocrator (Kiev, Saint-Marc à Venise au XIe siècle, Sainte-Sophie VIe-Xe siècle et Saint-Sauveur in Chora à Istanbul, XIVe siècle). De beaux exemples sont aussi réalisés sous la domination des Normands en Sicile (Palerme, Monreale, Cefalu), sur les bords de l'Adriatique, sur les rives du Bosphore et dans les principautés de Russie d'Europe.
Par ailleurs, la mosaïque a été largement pratiquée dans les contrées conquises par l'islam, comme en témoignent la coupole du Rocher à Jérusalem (691) et la Grande Mosquée de Cordoue (971), où ont travaillé des artistes byzantins.
Le Moyen Âge marque aussi, en Occident catholique, une certaine renaissance de la mosaïque, influence de Ravenne dans l'Empire carolingien (Aix-la Chapelle, Germigny-des-Prés), travail des ateliers des Cosmati, des Vassalletto à Rome aux XIIe et XIIIe. Par la suite, la mosaïque sera peu à peu abandonnée au profit d'autres arts de décoration. 
L'aube du XXe siècle connaît un regain d'intérêt pour la mosaïque, avec Gustav Klimt (palais Stoclet, Bruxelles), Antonio Gaudí, (Parc Güell, Barcelone). Par la suite, de nombreux artistes ont renoué avec cet art (Marc Chagall, Zack, Bissière, Fernand Léger, Joan Miró).
 A retenir :
La mosaïque est un art ancien, les Romains, les Byzantins, les Musulmans ont beaucoup utilisé cette technique de décoration qui consiste à juxtaposer de petites pierres ou de petits cubes de couleur (appelés tesselles ou smalts) sur un ciment frais pour former un dessin. Les smalts (pâte de verre) peuvent être translucides ou opaques, ils peuvent être posés à plat ou inclinés de façon irrégulière pour jouer avec les effets de lumière (notamment pour les mosaïques à fond d'or).
On divise les mosaïques en deux types selon l'endroit où elles se trouvent :
- la mosaïque de pavement (sur les sols), les Romains l'ont beaucoup utilisée.
- la mosaïque murale (sur les murs ou sur les voûtes), on en trouve de très belles dans les églises byzantines (scènes de la religion). Ravenne est la ville d'occident où l'on trouve les plus belles mosaïques.

 


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